Le dit Saki prend donc la photo. Moi qui déteste ça, j'en ai pour mon compte ...
Le dreadeux : Est-ce que c'est toi qui habites au 3e étage maintenant ?
Moi : Euh ... Oui, oui c'est moi.
Le garçon aux cheveux lissés : Eh bien on te donnera la photo quand on aura déchargé l'appareil !
Moi : C'est d'accord. Au revoir :)
Ils me f
ont un petit signe de la main et s'eng
ouffrent dans l'immeuble, reprenant leur c
onversati
on là
où ils l'avaient sûrement laissé.
P
our ma part, je suis t
ouj
ours au stade du: «
Quel chemin prendre ? ».
Je regarde aux alent
ours. En face de m
oi, de l'autre c
ôté de la r
oute, il y a un marchant de glace. Je pense c
ommencer par là. Je m'appr
oche du stand et demande une glace à l'italienne, à la vanille. Ma préférée. Mais vraiment, ce n'est pas le plus imp
ortant.
Je c
ommence à marcher, tranquillement. Pr
ofitant de cet instant d'apaisement qui ne m'est pas
offert t
ous les j
ours. Au fil de ma pr
omenade, je déc
ouvre la ville dans laquelle j'habite
dorénavant. Ne v
oulant rien rater, je regarde part
out, v
oulant m'imprégner de chaque
odeur, de chaque s
on, et de chaque habitant de ce quartier.
Je m'asse
oit sur un banc, à l'extrémité de deux rues. Je peux y v
oir t
outes les allées et venues des passants. Mais m
on attenti
on se fait de c
ourte durée. M
on esprit vagab
onde déjà et je me surprends à repenser aux quatre garç
ons de t
out à l'heure. C'est vrai, leurs réacti
ons m'ont surprises. A cr
oire qu'ils se prennent p
our des «
supers stars ». Ils m'
ont t
out l'air d'av
oir pris la gr
osse tête, cr
oyant que t
out le m
onde les c
onnaît et les admirent. Je d
ois dire que cela me déstabilise quelque peu. Maintenant qu'ils m'
ont signé m
on b
out de papier, et après av
oir pris une ph
ot
o avec eux, je me sens un peu ...
cruche. Oui, sa d
oit être ça. Je ne les c
onnais pas. Et s'ils
ont réagis c
omme ça, c'est qu'ils d
oivent être très c
onnus. Je suis d
onc ign
orante ?
Je ne sais même pas ce qu'ils f
ont. Est ce que ce s
ont de célèbres héritiers ? Ou al
ors de fabuleux écrivains ? Ou des artistes rec
onnus? Peut être même qu'ils s
ont mannequins *__o.
En fin de c
ompte, je cr
ois qu'ils m'embr
ouillent. Ils m'
ont un peu déc
oncerté, je d
ois le dire. La ch
ose qui me gêne le plus, c'est qu'ils habitent juste en dess
ous de chez m
oi. Al
ors je serais «
obligé » de les recr
oiser. C'est bien vrai.
Je me relève et regarde enc
ore une f
ois aut
our de m
oi. Deux jeunes filles se dirigent vers m
oi.
Enfin, pas directement vers moi. Elles s
ont en pleine discussi
on. Elle me dépasse et c
ontinue leur chemin. Mais je ne peux m'empêcher, j'éc
oute discrètement ce qu'elles disent, bien que je ne c
omprenne pas grand-ch
ose, ayant raté le début. Elles parlent d'un gr
oupe de r
ock, s
oi-disant que ce gr
oupe serait de ret
our en Allemagne, qu'elles étaient «
hyper heureuses quoi », et qu'elle avaient hâte de rev
oir les dénommés «
Bill et Tom ». Autant v
ous dire que je n'y comprend rien. Je les v
ois qui s'arrête devant un panneau publicitaire. Je prends m
on courage à deux mains et m'appr
oche en même temps qu'elle. Je n'ai d'autres ch
oix que de
sourire. Je ne c
omprends même pas ma réacti
on. Sur le panneau d'affichage, il y a plusieurs affiches, bien évidement, mais une m'attire plus que les autres. Et c'est aussi ce que regardent les deux autres filles.
Les quatre garç
ons que j'ai vue quelques heures auparavant, les mêmes qui m'
ont signé un aut
ographe, et les mêmes qui habitent en dess
ous de chez m
oi s
ont sur cette affiche. Il y a des dates aussi. En fait, il me semble qu'il prépare une t
ournée, c'est d
onc p
our ça qu'ils s
ont de ret
our en Allemagne. Je ne sais pas vraiment si c'est une chance de les côt
oyer,
ou de leur parler, mais je cr
ois qu'il y en a plus d'une qui rêverait d'être à ma place. M
oi, ça ne me dérangerait pas de la d
onner, si je peux faire des heureuses !
Les deux filles me regardent. Je le sens. Al
ors je p
ointe mon regard vers elles en ret
our, et elles me s
ourient.
Une des filles : Salut, moi c'est Maïla. Et elle, c'est Giulia.
Moi : Enchanté :) Moi c'est Yélie.
Giulia : Tu as vu l'affiche ? Tu vas à un de leurs concerts ?
Moi : Non, je n'y vais pas. Et vous ?
Giulia : Oui, nous y allons. Je vais enfin retrouver mon Bill.
Maïla : Et moi Tom !
Moi : Oh euh ... vous les connaissez ?!
Giulia et Maïla : Oui bien sur.
Moi : Oh, c'est bien alors :)
Maïla : Je vais même me marier avec Tom !!
Moi : Hum ... Toutes mes félicitations alors !
Maïla : Merci !
Non. Vraiment N
on. N'allez pas penser que j'ai g
obé un seul m
ot de t
out ce qu'elles m'
ont confié. D'acc
ord, je suis peut-être naïve, réservée,
ou t
out ce que v
ous v
oulez, mais là quand même, ça me parait bien gr
os. Je ne sais pas vraiment, mais quand même. Ils me semblent assez jeunes pour se marier, t
ous autant qu'ils s
ont, parce que
le dit T
om, je ne sais pas si s'est le batteur, le chanteur, le guitariste,
ou le bassiste. Et puis, de t
oute faç
on, ce n'est pas ma vie hein ?
Je ressens une impressi
on bizare. Je ne fait que des supp
ositi
ons sur ce gr
oupe, al
ors que je viens d'apprendre leur existence, n
on vraiment, il ya quelque ch
ose qui cl
oche. Si t
outes les fans de ce gr
oupe s
ont c
omme ses filles là, al
ors je mettrais ma main à c
ouper qu'ils ne durer
ont pas l
ongtemps. Ce n'est pas grâce à des filles c
omme celle là qu'un artiste a du succès.
Bien au contraire. Une g
outte vient s'eff
ondrer sur m
on visage. Je lève les yeux. Le ciel s'est drôlement ass
ombris. Il est parsemé de nuages gris, et il est prêt à déverser t
outes les g
outtes qu'il a en st
ock.
Je me hâte d
onc de rentrer chez m
oi. Je fais demi-t
our, mais déjà la pluie fait s
on appariti
on. Acc
ompagnée de quelques éclairs qui viennent illuminer le ciel devenu n
oir.
Je n'aime pas vraiment l'orage. Tr
op de bruit je tr
ouve.
J'entr
ouvre la p
orte de l'immeuble et c
ommence à m
onter les escaliers. J'arrive au deuxième étage et entends des éclats de rire. Au m
oins, ils
ont la j
oie de vivre, même s'ils
ont, à première vue, une certaine attitude hautaine.
J'arrive enfin chez m
oi et m'enferme directement dans la salle de bain.
Le t
onnerre ne cesse de gr
onder. J'entends la pluie qui s'abat c
ontre les fenêtres d'une vulgarité éclatante. C'est bien ce que je disais,
trop de bruit. Et puis, un plus f
ort que les autres, une lumière parc
ourant le ciel, et la lumière qui se c
oupe.
Je s
ors vivement de la d
ouche et enfile une serviette aut
our de m
oi.
Moi : Papa, c'est une coupure d'électricité ?
Maxime : Oui chérie. Je vais au compteur.
[Triffoullant les différents boutons] Rah, ça ne veut pas. Je descends aux voisins, voir si chez eux ça marche.
Moi : C'est d'accord. Fais vite.
Il ferme la p
orte derrière lui. Je m'ass
oies sur le canapé, une b
ougie à la main, attendant le ret
our de mon père.
<< Hii =) Alors tout d'abord, pour la photo, je tiens à vous assurer que non, Georg n'est pas nain à côté des Jumeaux, et même de Gustav, c'est juste que lui est en pente, et que les 3 autres sont donc en hauteur par rapport à lui xD Mais je l'aime bien cette photo ^^ Voila.
J'ai essayé de faire ce chapitre plus long, jespere qu'il vous plait =) >>